CONNAITRE LES VALEURS DE LA CFDT

Confédération Française Démocratique du Travail

 

L'ORGANISATION de la CFDT :

- à la base du syndicalisme, les adhérents
- au niveau professionnel : sections, syndicats, fédérations
- au niveau interprofessionnel : unions locales et régionales
- au niveau national, la Confédération CFDT

Les VALEURS de la CFDT

La FGA-CFDT (Fédération Générale Agroalimentaire)

Le SFR-SGEN-CFDT (Secteur Fédéral Recherche du SGEN)

La Confédération CFDT

 

 

 

 

 

 

 

 


L'ORGANISATION GENERALE DE LA CFDT


A la base du syndicalisme, les adhérents :

Adhérer à la CFDT, c'est :

  • participer à la vie de sa section, de son syndicat,
  • accepter de partager et de porter les valeurs de la CFDT dans l'action collective,
  • participer au financement des structures de la CFDT en payant régulièrement sa cotisation.

En retour, les adhérents bénéficient :

  • d'une réduction d'impôt égale à 50 % du montant de leur cotisation syndicale,
  • du soutien d'un réseau de militants,
  • d'une information spécifique (Cfdt Magazine, Guide de vos droits...),
  • d'une formation syndicale (convention collective, statut, droit du travail),
  • d'une défense prioritaire de leurs intérêts professionnels,
  • d'un soutien financier en cas de grève.


Au niveau professionnel : sections, syndicats, fédérations

La section syndicale d'entreprise ou d'établissement :

La section syndicale regroupe les salariés qui adhèrent à la CFDT, au sein d'une même entreprise ou d'un établissement. Elle est responsable des adhésions et de la collecte des cotisations. Ses adhérents se réunissent pour choisir parmi eux un délégué syndical chargé de les représenter, et pour décider des actions à mener dans leur collectif de travail.

Le syndicat professionnel local :

Le syndicat regroupe localement les sections CFDT et les adhérents relevant de son champ professionnel, tels les Syndicats Départementaux Agroalimentaires (SDA). Il a la personnalité juridique, et c'est le lieu où s'élaborent les stratégies et se prennent les décisions.
Quelques syndicats constitués nationalement, comme le Syndicat National CFDT-INRA, sont aussi rattachés à la FGA.

La fédération, structure nationale de concertation et de négociation :

Une fédération regroupe les syndicats des toutes les branches professionnelles qui constituent son champ d'action. Elle leur permet de se concerter et de mettre en oeuvre les décisions prises en commun. Elle est responsable de la négociation des conventions collectives nationales d'entreprise et de branche. Les syndicats de toutes les branches relevant du secteur agroalimentaire sont ainsi rattachés à la FGA.


Au niveau interprofessionnel : unions locales et régionales

L'Union Locale ou Départementale : UL ou UD

Une Union locale ou départementale rassemble au sein d'un secteur géographique donné, tous les syndicats qui existent dans ce secteur, quelles que soient les fédérations dont ils relèvent.

L'Union Régionale Interprofessionnelle : URI

L'Union régionale rassemble les Unions Locales et Départementales d'une même région. Elle représente la CFDT dans cette région, et elle a la responsabilité des actions interprofessionnelles.


Au niveau national, la Confédération CFDT :

La Confédération CFDT regroupe au niveau national l'ensemble des structures syndicales professionnelles nationales (fédérations) et interprofessionnelles locales (UD, URI). C'est le lieu où se décident les grandes orientations de la CFDT. La Confédération est responsable des négociations nationales avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics.

 


LES VALEURS DE LA CFDT


Un syndicalisme confédéré :

C'est la réunion d’organisations syndicales ouvertes à tous les travailleurs résolus (…) à défendre leurs intérêts communs. Autrement dit soucieux de l’intérêt tant général qu’individuel. Ce syndicalisme refuse les corporatismes et regroupe l’ensemble des salariés qu’ils soient ouvriers, employés, cadres.


Un syndicalisme d’adhérents :

C'est un syndicalisme solidement implanté sur les lieux de travail. Il convient donc de donner aux salariés l’envie d’adhérer et de motiver les militants pour solliciter de nouvelles adhésions. Cette politique a porté ses fruits puisque le nombre d’adhérents augmente régulièrement depuis quelques années.


Un syndicalisme autonome :
La CFDT estime nécessaire de distinguer ses responsabilités de celles des groupements politiques et son indépendance à l’égard de l’Etat, des partis, des églises. Cette volonté d’autonomie à l’égard du politique s’est déjà manifestée après la deuxième guerre mondiale lorsque certains dirigeants, anciens résistants, ont été tentés par un engagement politique et que la confédération s’est prononcée pour le non-cumul des mandats syndicaux et politiques, décision plusieurs fois débattue par la suite mais toujours confirmée.

Cette autonomie se manifeste encore aujourd’hui par la volonté d’indépendance face aux partis et aux pouvoirs publics et par la recherche de moyens pour impulser ou infléchir les décisions gouvernementales. Quant à l’autonomie vis-à-vis du religieux, l’évolution s’est effectuée progressivement et a abouti, lors du Congrès de 1964, à la déconfessionnalisation, concrétisée par la transformation de CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) en CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).


Un syndicalisme démocratique :

La CFDT attache une importance primordiale à la démocratie : démocratie qui s’exprime dans le fonctionnement interne de la confédération en assurant une large participation de ses adhérents aux décisions; besoin vital de démocratie dans la société qui doit assurer l’indépendance du pouvoir judiciaire, l’objectivité de l’information, la possibilité d’accéder à tous les niveaux de l’enseignement; attachement également à la démocratie dans l’entreprise qui doit donner aux salariés la possibilité de s’exprimer et de participer à l’élaboration des revendications; nécessité enfin de démocratie dans le domaine politique, ce qui explique l’opposition de la CFDT à tout régime autoritaire ou totalitaire.


Un syndicalisme développant l'esprit critique :

Il est soucieux de la formation de ses adhérents, conçue non comme une formation individuelle mais avec l’idée de promotion collective. Cette formation permet, en effet, à la fois d’accroître les compétences des militants mais aussi de développer leur capacité d’analyse, donc l'autonomie d'analyse nécessaire à leur esprit critique.


Un syndicalisme d'émancipation :

Il promeut l’émancipation individuelle et collective, il lutte pour les droits essentiels de l’homme, de la famille et des groupes. Ce respect de la dignité et de la liberté des individus s’impose dans l’entreprise comme dans la société. Sur le lieu de travail, l’action syndicale ne se limite pas à la seule défense des salaires mais englobe aussi la lutte pour de meilleures conditions de travail, des conventions collectives, la réduction du temps de travail, le droit à l’expression pour les salariés, leur promotion par une meilleure formation.

Dans la société, tout individu doit pouvoir arriver à des postes de responsabilité, développer sa personnalité en assurant la satisfaction de ses besoins matériels et intellectuels par l’accès à la culture. Ce besoin d’émancipation concerne aussi les femmes que la CFDT a soutenues dans leur lutte pour le droit à la contraception et à l’avortement et soutient encore dans leurs revendications actuelles pour une plus grande égalité avec les hommes et pour la mixité.


Un syndicalisme de liberté :
La CFDT est attachée à la liberté de conscience, d’opinion et d’expression, …au respect des convictions personnelles, philosophiques, morales ou religieuses, au droit de constituer des associations.


Un syndicalisme de transformation sociale :

Il est fondé sur les exigences fondamentales de la personne humaine et de sa place dans la société. Il s’agit d’un syndicalisme acteur pour qui les changements sociaux ne sont pas à attendre des seuls politiques mais qui prend en compte les réalités pour les transformer.

Il est donc constamment à la recherche de cohérence entre les revendications, les propositions de solutions et les objectifs de transformation que l’on s’est fixés. Ceci suppose aussi une nouvelle approche des relations professionnelles privilégiant la confrontation par la voie contractuelle et la négociation. La grève est considérée comme l’un des moyens du rapport de force pour faire avancer la négociation.


Un syndicalisme favorable au paritarisme :

Ce système clé des relations sociales est la confrontation constructive entre gouvernement, patronat et organisations syndicales. Il aboutit à une participation active de ces partenaires à l’élaboration et au contrôle des décisions politiques et au contrôle du pouvoir économique.


Un syndicalisme ouvert sur l’international :

Il prend ses responsabilités dans l’organisation mondiale indispensable au développement des libertés, à la solidarité entre les peuples et au maintien de la paix. La CFDT applique cette valeur lorsqu’elle agit pour la paix entre les peuples, lorsqu’elle s’oppose à une mondialisation forcenée qui ne prend pas en compte les nations les moins développées.

Mais cette ouverture sur l’international, confirmée par l’adhésion à la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), se manifeste d’abord sur le plan européen, où la CFDT apporte son expérience dans le cadre de la Confédération Européenne des Syndicats (CES).


Un syndicalisme pour la solidarité :
Ce syndicalisme est soucieux d’une plus grande solidarité envers les catégories sociales, les régions et peuples les plus défavorisés et exclut les inégalités. Solidarité nationale lorsque la CFDT plaide pour une politique d’embauches en contrepartie de la réduction du temps de travail, pour l’insertion des jeunes, pour la couverture maladie universelle. Refus des inégalités lorsqu’elle lutte contre l’exclusion sous toutes ses formes ou la marginalisation, lorsqu’elle lutte pour l’égalité des chances à l’école, pour l’égalité entre hommes et femmes ou lorsqu’elle combat les discriminations raciales.

Solidarité internationale lorsque la CFDT apporte son soutien au Syndicat Solidarnosc lors des évènements en Pologne ou au peuple chilien pendant la dictature de Pinochet.

 


LA FEDERATION GENERALE AGROALIMENTAIRE - FGA-CFDT

La FGA est l'une des dix-sept Fédérations de la CFDT. Elle regroupe un peu plus de 50000 adhérents dans ses 168 syndicats nationaux, départementaux (SDA) et d'entreprises, qui représentent 3500 sections syndicales. Son champ d'action s'étend à plus d' 1 500 000 salariés :

Production 900 000 salariés permanents et saisonniers des exploitations agricoles
Transformation 452 000 salariés des coopératives agricoles et industries alimentaires
Services privés 125 000 salariés des organisations professionnelles, du crédit et de la mutualité agricoles
Fonction publique 50 000 fonctionnaires et assimilés, qui travaillent dans les services publics chargés de l'agriculture et de l'alimentation au sens large : Ministère de l'Agriculture et services déconcentrés (DDA, DSV, ...), Offices par produits (OFIVAL, ONILAIT, ONIVINS, ...), CNASEA, CEMAGREF, ONF, INRA

La FGA représente et défend les intérêts et les droits des salariés aux niveaux des entreprises, des branches professionnelles et des pouvoirs publics :

  • pour améliorer les salaires, les conditions de travail, les conditions d’emplois.
  • pour favoriser les créations d’emplois, l’égalité professionnelle.
  • pour maintenir une protection sociale de qualité, juste et solidaire.
  • pour une solidarité européenne et internationale de tous les travailleurs.

La FGA est une force de proposition qui compte dans le secteur agroalimentaire national. Elle participe également aux instances syndicales qui représentent et défendent les intérêts et les droits des travailleurs de l'agroalimentaire aux niveaux européen et international.

La FGA siège au Conseil d'Administration de l'INRA.

 


LE SECTEUR FEDERAL RECHERCHE du SGEN - SFR

Le Secteur Fédéral Recherche SFR est une structure placée sous la responsabilité de la Fédération des SGEN et de la Recherche Publique, qui regroupe tous les syndicats CFDT des EPST Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique : syndicats régionaux (CNRS, INRIA) et nationaux (INSERM et IRD) du SGEN, syndicats nationaux de l'INRA et du CEMAGREF (qui relèvent de la Fédération Générale de l'Agriculture - FGA), et syndicat national de l'INRETS (qui relève de la Fédération des Transports).

La caractéristique commune de tous les syndicats regroupés au sein du SFR est d'être inter-catégoriels, et de rassembler chercheurs et ITA.

Le SFR est destiné à harmoniser les actions et les réflexions de ces syndicats, qu'il s'agisse de revendications, de manifestations, ou de l'élaboration de propositions communes concernant la défense des personnels et de leurs statuts, l'organisation de la Recherche Publique et le fonctionnement des organismes de recherche. C'est aussi un lieu d'analyses sur la place de la Recherche dans une société plus libre de ses choix et plus solidaire.

Le SFR se compose d'une vingtaine de membres, désignés par les syndicats des EPST, auxquels se joignent le représentant du secrétariat du SGEN chargé du suivi de la Recherche et un représentant de la branche de l'Enseignement Supérieur SGEN-SUP (invités permanents). Des représentants des Etablissements Publics à caractère Industriel et Commercial EPIC (CEA, IFREMER) sont également conviés aux réunions.

Le SFR se réunit environ deux fois par trimestre. Il est représenté au sein du Conseil Fédéral du SGEN et du Groupe Confédéral Recherche de la CFDT.

Notre contact : Paul Romary (romary@orleans.inra.fr), membre du Bureau du SFR.